Des mois que je gardais religieusement la baguette de lecture offerte par mes ex-collègues du Progrès. Vous savez, ce bout de bois avec un élastique pour lire plus facilement nos beaux journaux dans de beaux cafés pittoresques. Joli, touchant, mais éminemment inutile, pensais-je jusque-là avec tristesse. A moins d‘acheter une petite table pour y exposer ces bonnes Nouvelles Calédoniennes. Euh… Naaaan. Et pis ce mardi soir, deux jours après la fin des JMJ et au terme d’une morne journée de repos, l’inspiration est tombée sur mon crâne fragile. Et hop-là, en deux temps trois mouvements, je profite de l’absence de Monsieur Klaquette, allé se faire rétamer à une partie de jeux de rôle dans la rue d’à-côté, pour improviser un super porte-bijoux. Etonnant, non ?

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Pratique, pas encombrant, et en plus ça occupera les futurz’usagers de nos gogues plus portés sur la pacotille que sur les dessins de presse. Y sont beaux, mes colliers. En nacre, corail, plastique, caillou, cocotier, sable, bénitier ou tout simplement en bon os de cagou (imhotep). Eh, on se moque pas, y raconte ma vie, ce truc. Entre le bijou du chéri, le médaillon numérologue offert à l’adolescence par les parents, le collier d’adieu CDD de la Dépêche du Midi, le collier d’adieu CDD du Progrès, le cadeau orange de la tante, l’anneau du pouvoir pour les gouverner tous, et pis le « superbe bijou offert pour 100 francs d’achat sur notre réseau de vente par correspondance et pour 100 francs de plus vous gagnez ce superbe sac en peau de chameau »… Allez, je vais préparer mon CV pour les pages bricolage du journal.

Fanfan

Chanson : Si j’avais un marteau
Humeur : bêtement enthousiaste