14 mai 2007
Grafnuatu
Au crépuscule d'une nouvelle semaine de vacances pleine de promesses, coup d'œil rétro vers les précédentes, qu'on avait passées au Vanuatu. Admirez cet hymne pictural à la gloire de l'écosystème marin, qui évite au touriste pressé de se taper une plongée onéreuse et fatigante.

Découvrez cet accueil coloré sur le chemin qui mène à un établissement privé religieux.

Etonnant, non ?
Fan et les photos de Fab
05 février 2006
Jonah Lomu en porte-jarretelles
Depuis quelques jours, nous n'arrêtons pas d'entendre
parler de la Nouvelle-Zélande. Delphine, une copine, y a passé des vacances et
Coralie et Mathurin vont bientôt y aller aussi.
Avant d’arriver ici, la Nouvelle-Zélande m’évoquait
essentiellement une chose : Le Seigneur des anneaux de Peter Jackson.
Quand on évoque d’aller en Nouvelle-Zélande avec Fanfan, je me vois déjà monter
le Mordor (très décevant après l’avoir vu en photo), lire les signes du
destin dans les étoiles comme Legolas, boire une bière dans une taverne
hobbit…
Bref. Peter Jackson a rappelé l'existence de son île au reste de la planète. A
tel point qu'il a occulté les autres réalisateurs kiwis.
Jane Campion est une des plus connues avec La
leçon de piano. Elle devient avec ce film la première réalisatrice à
décrocher la Palme d'Or à Cannes. A son actif également, mais moins connu, Portrait de femme, Holy Smoke ou plus récemment In
the cut.
Andrew Niccol a également une filmographie intéressante. Il a tout d’abord écrit le scénario de The Truman Show. Il a réalisé Bienvenue à Gattaca, Simone avec Al Pacino et le tout nouveau Lord of war, qui n’est pas encore arrivé ici.
Une autre petite perle : Andrew Adamson. Son nom n’est peut-être pas connu mais il est co-réalisateur des Shrek. Son dernier coup : Le Monde de Narnia : chapitre 1 - le lion, la sorcière blanche et l'armoire magique.
D’autres ont eu moins de succès comme Vincent Ward, un réalisateur d’origine maori dont les deux principaux films sont Vigil en 1984 et The Navigator en 1989. Il a tenté l’aventure hollywoodienne et en a pondu Au-delà de nos rêves avec Robin Williams. A noter qu’il a participé au scénario d’Alien 3.
Autre réalisateur à avoir tenté de faire plus pourri que les Etats-uniens : Geoff Murphy. Il avait pourtant bien commencé avec UTU en 1982. Le film conte l’histoire d’un massacre ayant été perpétré en 1870 par les colons contre une tribu maori et se concentre sur la vengeance de ces derniers. Un film engagé qui va contraster avec sa filmographie hollywoodienne puisqu’il se spécialisera dans le poste peu reluisant de réalisateur de suite de films d’actions comme Piège à grande vitesse avec Steven Seagal ou Fortress 2 : reincarceration.
La vie d’un réalisateur kiwi est parfois difficile, voire impossible à Hollywood. Les talents se perdent et se prostituent comme le montre cette brève publiée dans les Nouvelles sur Lee Tamahori.
Un metteur en scène kiwi arrêté à Hollywood
Le metteur en scène néo-zélandais Lee Tamahori, qui a réalisé le James Bond
Meurs un autre jour en 2002, a été arrêté pour prostitution et racolage le
mois dernier à Los Angeles.
Selon le texte de la plainte instruite par la justice californienne, Tamahori,
55 ans, costumé en travesti, est entré le 8 janvier dans la voiture d'un
policier en civil à Hollywood, au nord de Los Angeles, et lui a proposé des
relations sexuelles contre de l'argent.
Le parquet a de son côté confirmé que deux plaintes pour délit de racolage et
de prostitution avaient été instruites contre le cinéaste, arrêté sur le
boulevard Santa Monica, l'une des grandes artères de l'agglomération.
Le metteur en scène doit être formellement inculpé le 24 février devant un
tribunal de Los Angeles. Il est actuellement libre après avoir acquitté une
caution de 2 000 dollars.
Remarqué en 1994 à Hollywood pour son film L'âme des guerriers en
Nouvelle-Zélande, Tamahori a dirigé en 1995 son premier film américain, Les
hommes de l'ombre, avec Nick Nolte et John Malkovich. Meurs un autre jour, avec Pierce Brosnan et Halle Berry, était le 20e James Bond.Sans compter XXX 2 ou Le masque de l'araignée.
Fabien
Pour ceux que ça intéresse, j'ai récolté une bonne partie de mes informations sur le cinéma néo-zélandais dans cet article.
03 décembre 2005
Le dictionnaire du diable
J'ai bouffé du Pivot moi ce matin et donc vous allez subir une note fesseturelle. J'ai envie de présenter un livre que j'ai lu il y a un moment et qui m'a fait beaucoup rire :
Le dictionnaire du diable
d'Ambrose Bierce
Cet ouvrage est d'un cynisme extraordinaire et joussif. Voici un petit florilège de ses définitions.
Absurdité
Affirmation manifestement incompatible avec sa propre opinion.
Admiration
Découverte chez autrui de quelques-unes de nos qualités.
Adorer
Vénérer non sans espérances.
Amour
Folie temporaire que l'on peut guérir par le mariage ou en retirant
le patient du champ d'influence qui est à la source de l'indisposition. Ce
mal, comme les caries dentaires et de nombreuses autres infections, fait
surtout des ravages au sein des races civilisées, qui vivent selon d'assez
artificielles conditions ; les nations barbares qui respirent l'air pur et
se nourrissent de manière frugale ont la chance d'être à l'abri de ses
atteintes. Le mal est quelque fois fatal, mais plus souvent chez le
praticien que chez le patient.
Bien-être
État d'esprit produit par la contemplation des ennuis d'autrui.
Cadavre
Produit fini dont nous sommes la matière première.
Clarinette
Instrument de torture utilisé par une personne qui a du coton dans les
oreilles. Il y a deux instruments qui sont pires qu'une clarinette - deux
clarinettes.
Cynique
Grossier personnage dont la vision déformée voit les choses comme elles
sont, et non comme elles devraient être.
Dictionnaire
Douteux dispositif académique destiné à entraver l'évolution d'un langage et
à en scléroser le fonctionnement.
Ecritures
Livres sacrés de notre sainte religion, à ne pas confondre avec les récits
profanes et mensongers sur lesquels sont fondés toutes les autres croyances.
Education
Ce qui révèle aux sages et dissimule aux sots leur manque de compréhension.
Exilé
Personne qui sert son pays en résidant à l'étranger, sans être pour autant
ambassadeur.
Guimbarde
Instrument non musical, dont on joue en le saisissant fébrilement avec les
dents et en tentant de l'écarter avec le doigt.
Histoire
Récit presque toujours faux d'événements presque toujours sans importance,
occasionnés par des chefs d'État qui sont presque tous des coquins et des
soldats qui sont presque tous des imbéciles.
Immigrant
Homme mal informé qui croit que l'on vit mieux dans un pays que dans un
autre.
Infortune
Cette sorte de fortune qui ne nous rate jamais.
Politesse
La plus acceptable des hypocrisies.
Médire
Faire le portrait d'un homme comme il est, quand il n'est pas là.
Raseur
Personne qui parle quand vous souhaitez qu'elle écoute.
Reposer
Cesser de déranger.
Sincère
Muet et illettré.
Téléphone
Invention du diable qui annule quelques-uns des avantages à maintenir une
personne désagréable à distance.
Vénération
Attitude spirituelle d'un homme à l'égard de Dieu, et d'un chien à l'égard
de l'homme.
Violon
Instrument qui titille les oreilles humaines par le frottement d'une queue
d'un cheval sur les boyaux d'un chat.
Fabien
16 novembre 2005
Le Mac Guffin, kezaco ?
Dans le carton reçu récemment, mes parents avaient glissé un petit cadeau : un coffret de 5 DVD d'Hitchcock. En me baladant dans l'encyclopédie sur internet Wikipedia, je suis tombé sur un article concernant le Mac Guffin. Un nouveau produit de chez Mac Donald ?
Mais non, le Mac Guffin est un concept original dans le cinéma d'Alfred Hitchcock.
Voici l'article trouvé sur l'encyclopédie.
L'origine du mot viendrait de l'histoire suivante, racontée par Hitchcock : Deux voyageurs se trouvent dans un train en Angleterre. L'un dit à l'autre : « Excusez-moi Monsieur, mais qu'est-ce que ce paquet à l'aspect bizarre qui se trouve au-dessus de votre tête ? - Oh, c'est un Mac Guffin. - À quoi cela sert-il ? - Cela sert à piéger les lions dans les montagnes d'Écosse - Mais il n'y a pas de lion dans les montagnes d'Écosse - Alors il n'y a pas de Mac Guffin » .
Hitchcock utilisait souvent cette anecdote pour se moquer de ceux qui exigent une explication et une cohérence parfaite pour tous les éléments d'un film. Ce qui l'intéresse c'est de manipuler le spectateur, et qu'il ait aussi peur que le héros ou l'héroïne de son film. Peu importe les petites approximations sur la vraisemblance.
Hitchcock considérait les films comme un spectacle en soi et non une copie conforme de la réalité.
Dans les films d'Hitchcock, le Mac Guffin est souvent un élément de l'histoire qui sert à l'initialiser voire à la justifier mais qui s'avère, en fait, sans grande importance au cours du déroulement du film.
Dans "Psychose", le Mac Guffin est l'argent dérobé par Marion à son patron au début du film, la suite est tellement passionnante que l'argent est bien vite oublié, mais c'est lui qui a initialisé l'histoire.
De même, dans "La Demoiselle d'Honneur", Claude Chabrol, lui même grand admirateur d'Hitchcock, introduit une statue de Flore qui lance le film, mais dont l'importance décroît progressivement.
Autre exemple, dans "Lemming" de Dominik Moll, que nous avons vu dernièrement, le lemming fait justement office de Mac Guffin.
Je me sentirai un peu moins con en me couchant ce soir et comme je n'aime pas avoir des losers comme amis, j'ai décidé de partager ma découverte.
Fabien










